Photo: Red Bull Content Pool

Lors d’une entrevue pour le podcast London Real, Ross Edgley se décrit comme un hobbit musclé! Il n’a pas le physique d’un nageur, ni d’un coureur. Cela ne lui a pas empêché faire un triathlon en tirant un arbre de 45 kg! Et oui un « treeathlon » Olympique en trainant un arbre! Cela ne lui a pas empêché non plus de faire un marathon en tirant une voiture. Ou de grimper la hauteur du mont Everest en grimpant (et descendant) à répétition une corde suspendue de 10 m. 24 h plus tard, après avoir usé 10 paires de gants, et avec de grosses ampoules sur les mains, il avait accompli cet évènement et récolté plusieurs milliers de dollards pour une charité.

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Edgley aime se dépasser… et ça c’est un gros euphémisme. En effet, Edgley pousse les limites de ce que l’on considère possible. Non seulement le côté physique, mais aussi, et surtout, le côté mental. Et son dernier challenge, qui est documenté sur la chaîne Youtube de RedBull fut un exemple de persévérance et de volonté.

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Edgley a fait le tour de la Grande Bretagne à la nage! Et oui, 175 jours consécutifs à nager au moins six heures dans une eau froide. Disons que ça apporte un peu de perspective lorsque l’on trouve qu’un entraînement de natation de 5km est long. Ce Super humain a été confronté à plusieurs obstacles qui auraient forcé la grande majorité des gens à abandonner. Que ce soit le fait que son wetsuit lacérait son cou au point d’avoir une grosse cicatrice, que sa langue se désintégrait à cause de la trop longue exposition à l’eau saline ou ses nombreuses « rencontres » avec des méduses! Mais il n’a pas abandonné. Il ne semblait même pas découragé pas ces obstacles. Il demeurait positif et essayait de trouver des solutions à ces problèmes.

Par exemple, pour son problème de lacération du cou créé par son wetsuit, il a mis du duct tape autour de son cou pour protéger sa peau et coupé son wetsuit. Pour éviter les brûlures de méduses, il a fabriqué un masque pour protéger son visage et a aussi laissé pousser sa barbe. Chaque problème a une solution, il suffit d’être créatif.

Lorsqu’il se reposait sur le bateau, Edgley s’imprégnait de philosophie stoïque en lisant le livre de Marcus Aurelius. Selon cette philosophie, il ne faut pas être affecté par les obstacles que l’on fait face. Il explique que cette philosophie l’a beaucoup aidé à confronter les obstacles et à rester positif et que se frustrer et être négatif ne font que nuire puisqu’il dépense de l’énergie inutilement. Il se répétait donc le mantra « nager avec un sourire ».

Ça me fait beaucoup penser à Chrissie Wellington qui souriait lors de tous ses Ironman, même quand elle souffrait. Notre corps est lié à notre esprit et s’influencent mutuellement. Plusieurs études démontrent que le simple fait de sourire ou de se répéter des mots positifs permettent de diminuer la sensation de douleur. En d’autres mots, le fait de sourire est communiqué à votre cerveau qui se dit que si vous souriez, la douleur ressentie ne doit pas être si horrible que ça. Ce principe est connu sous le nom de « facial feedback hypothesis » et selon ce principe, les muscles du visage sont connectés au cerveau. Donc notre cerveau perçoit que nos muscles du visage associés au sourire sont activés ce qui affecte comment le cerveau perçoit la situation. Essayez-le lors de votre prochain entraînement ou compétition. Vous pouvez même faire comme Chrissie et avec des mots positifs comme « smile » et « never give up » sur votre vélo. Si cette attitude positive a permis à Ross Edgley de nager autour de la Grande Bretagne pendant plusieurs mois, cela va certainement vous aider lors de votre prochain entraînement.

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