Antoine Desroches on the bike course at Ironman Mont-Tremblant (Photo: Kevin Mackinnon)

Peu importe le sport et la distance, l’aspect mental est très important pour performer à un haut niveau. Que ce soit pour composer avec le stress d’avant-course ou pour pousser son corps au-delà de ses limites à la fin d’une compétition, il est nécessaire d’être fort mentalement. De nombreux athlètes ont des mantras, soit des phrases ou des mots, qu’ils se répètent dans leur tête avant ou pendant les compétitions. Certains athlètes écrivent même ses mantras sur leur main ou sur un petit sticker qu’ils mettent sur leur vélo. Ces mots ou ces phrases leur permettent de gérer le stress et la nervosité d’avant-course ainsi que de ne pas ralentir lorsque chaque fibre de leur corps est en pleine souffrance.

J’ai décidé de demander à quelques-uns des meilleurs athlètes québécois et québécoises dans différents sports quels sont leurs mantras. Ces mantras peuvent également être utilisés durant les entraînements, particulièrement les séances très difficiles. Il est même conseillé de tester différents mantras durant les entraînements pour trouver des mots ou des phrases qui fonctionnent pour vous, plutôt que d’essayer de se trouver un mantra le jour de la compétition.

François Jarry

Marathonien

Marathon : 2h22 :03

Demi-Marathon : 1h07 :08

5ième place au marathon de Montréal 2019 avec un temps de 2h26

Mantra : « accroche-toi »

 

Xavier Desharnais

Nageur d’eau libre

Vainqueur de la traversée du Lac St-Jean 2014 et 2015

Mantra : « Tiger : yes! Cat : No! »

Amelie Kretz prepares for the ITU World Triathlon Edmonton

Amélie Kretz

Triathlète et Olympienne

Mantras :

  • Pour la vie de tous les jours quand elle s’entraîne : « A happy athlete is a fast athlete. »
  • Pendant les compétitions : « The harder the battle, the sweeter the victory»

– Les Brown

 

Nickolas Zukowsky

Cycliste professionnel

Meilleur grimpeur au Grand Prix cycliste de Montréal

1er au général au Grand Prix cycliste de Saguenay

« Pour les mantras, j’essaie de me rappeler que dans les moments difficiles, tous les autres souffrent autant, sinon plus, que moi. Mais mon mot clé est « time trial ». Je pense seulement à un mot, car à l’effort, c’est difficile de réfléchir à plein de choses, donc je garde le focus sur un mot simple.

Je me dis « time trial » car ça m’aide à penser à mon effort et à mes sensations dans les moments difficiles au lieu de paniquer en analysant mes adversaires et penser qu’ils sont moins en difficulté. C’est surtout lorsque je dois faire une ascension de longue durée et qu’on a le temps de divaguer avec des pensées négatives. »

Alexis Lepage heads to the start line at the ITU Grand Final in Lausanne.

Alexis Lepage

Triathlète

3ième Coupe du Monde Chengdu 2019

« Pour moi c’est des mots clés assez simples. Il y a Technique, relax et à bloc. »

 

Stéphanie Roy

Triathlète professionnelle

1ère place au 70.3 Eagleman 2018

1ère place au 70.3 Cozumel 2017

1ère place au 70.3 Raleigh 2017

« « Un coup de bras à la fois, un coup de pédale à la fois, un pas à la fois », c’est vraiment pour me ramener sur le içi et le maintenant. Ça vient de mon ancien coach qui me disait « arrête de tevoir franchir la ligne d’arrivée alors que tu n’as même pas pris le départ », il me disait ça pour gérer mon stress pré-course ».

 

 

Report error or omission