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L’Everesting virtuel!

L’année 2020 a été une année que l’on se souviendra toute notre vie! Dans le monde du sport, la pandémie a forcé l’annulation de la grande majorité des compétitions sportives. Cela a donc incité les gens à se trouver des défis sportifs individuels ou virtuels.

Par exemple, on a assisté à une popularité croissante du défi Everesting, soit d’accumuler l’élévation totale du mont Everest (8,848 m) en vélo ou en course à pied.

En plus du défi physique et mental de ce challenge, il y a aussi le défi logistique de trouver LA côte idéale. Soit une côte pas trop passante avec un dénivelé assez élevé et une descente pas trop technique. Certains préfèrent choisir une côte plus longue mais avec moins de dénivelé comme la côte du Mont Royal, tandis que d’autres comme le Youtuber et photographe Charles Ouimet ont préféré choisir une côte moins longue mais avec moins de dénivelé. Ce dernier a monté 514 fois la même côte ayant un dénivelé de 16 %!

Si vous pensez que le défi Everesting est un défi fou, vous serez surpris d’apprendre que certaines personnes font le défi Everesting virtuel sur Zwift!

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La semaine dernière, deux triathlètes Québécois se sont donné ce défi, soit Jérémie Martin (illustré) et Olivier Moisan.

Je me suis entretenu avec Jérémie et Olivier pour qu’ils nous parlent de leur expérience et nous donnent des conseils si vous vous donnez le défi de faire un Everesting virtuel pour terminer l’année 2020 ou débuter l’année 2021 avec un gros défi!

Pourquoi avez-vous décidé de vous donner le défi de faire un Everesting virtuel?

Jérémie : C’est olivier qui a eu l’idée en premier de faire un 12h de vélo pour faire un dernier “petit” défi avant 2021. J’ai par la suite proposé de faire le vEVERESTING étant donné que ça allait durer environ ce temps-là et c’est toujours plus motivant d’avoir un objectif en tête. Olivier a embarqué avec plaisir!!

Quels étaient les plus gros challenges du défi?

Un grand défi était d’être patient. C’est long à faire 8850 m de dénivelé et si on commence avec la mentalité de vouloir finir au plus vite, ce sera encore plus long mentalement. Un autre défi est de contrôler la puissance au début du défi! C’est facile de pousser fort dans les premières montées, mais on aurait payé le prix vers la fin. Il fallait donc bien gérer l’effort et la nutrition.

Est-ce que c’était plus un défi physique ou mental? Est-ce que c’est plus ou moins difficile qu’un Ironman?

Jérémie : C’est assez mental! Bien sûr l’aspect physique est bien présent, c’est un long effort, mais il faut pousser jusqu’au bout et ne pas arrêter. Disons que j’avais le goût d’arrêter après la moitié, mais c’est facile pour personne faire ce défi alors il faut savoir aller jusqu’au bout. En termes d’effort, je trouve que ça ressemble beaucoup à un Ironman. Ma sensation dans mes jambes était semblable à celle d’un Ironman, mais le lendemain j’avais les jambes moins raquées, probablement puisqu’il n’y avait pas de course à pied. J’ai trouvé le côté mental plus difficile que sur un Ironman. Tu ne changes pas de sport pendant l’évènement, donc c’est toujours la même chose.

Olivier : J’ai trouvé que c’était un défi différent qu’un Ironman. Toute la journée j’ai dû me parler car nous étions quand même dans le même salon toute la journée. C’est différent que de voir les paysages de l’extérieur (même si nous étions très bien installés). J’ai dû travailler mon mental!

De plus lors des évènements comme Ironman, les spectateurs et bénévoles sont là pour nous motiver le long du parcours. Là, nous étions seulement nous deux à se crier dessus!

Comment avez-vous géré votre effort?

On y allait beaucoup avec le wattage, surtout au départ. Plus ça avançait, je dirais que c’était de plus en plus au feeling selon ce qui restait dans les jambes.

Qu’est-ce que vous faisiez pendant les descentes?

On en profitait pour aller aux toilettes, remplir nos bouteilles, manger et sortir le chien. Par contre, c’était 10 minutes de plus. Dès qu’on arrivait en bas, on repartait pour une autre montée.

Qu’est-ce que vous avez mangé et bu pendant ce défi?

Sur le vélo on buvait uniquement de l’eau. Pendant les descentes, on prenait des capsules d’électrolytes. Pour la nourriture, on mangeait des barres Naal, des fruits (pommes, bananes, clémentines), croissants, muffins, des noix et des petits sandwichs. On a aussi pris un shake de protéines Naak à mi-chemin.

On essayait vraiment de varier les collations pour rendre le tout le plus divertissant possible.

Finalement, si vous aviez à refaire ce défi, qu’est-ce que vous feriez différemment?

Je ne pense pas qu’on changerait grand-chose. On a bien géré notre effort et c’est une journée qui a passé relativement vitre. Peut-être la prochaine fois ce sera à l’extérieur… à suivre…