Photo Credit Antoine Desroches

L’industrie des produits énergétiques est une immense industrie qui ne fait que croitre. Selon le site statista, le secteur des produits de nutrition sportive aux USA avait une valeur de 28.37 milliards de dollars en 2016 et en 2022 ce secteur aurait une valeur de 45.27 milliards de dollars! Lorsque l’on se promène dans la section de produits nutritifs au super marché, on constate la grande variété de produits, et ce pour toutes les types de diètes et de restrictions alimentaires. Des barres très transformées, des barres paléo, des barres végétaliennes, des barres sans gluten, des barres protéiniques… Il y en a pour tous les goûts!

Mais avons-nous réellement besoin de consommer ce type de produits? Le triathlon est un sport déjà tellement dispendieux, doit-on en plus acheter des barres hors prix.

Bien sûr que non!

Avant que Powerbar soit créé en 1986 ou Clif bar en 1990 les gens mangeaient de « vrais » aliments lors de leurs entraînements ou compétitions. Que ce soit des sandwichs au beurre d’arachide et des bananes ou des aliments un peu moins performants comme un Big Mac, des frites et un coke, dans le cas de Bob Babbit lors du premier Ironman d’Hawaï en 1980!

Évidemment le choix de Bob Babbit n’était pas le plus idéal pour la performance, mais en 1980 on ne savait pas tout ce que l’on sait maintenant sur la nutrition. La philosophie à ce moment était « calories In, calories OUT ». Donc si je dépense beaucoup de calories je dois manger beaucoup de calories. Aussi simple que ça!

Maintenant on sait que c’est un peu plus complexe que ça… ou peut-être on complique ça trop! Peu importe, il y a tout de même quelques notions de base que l’on doit savoir lorsque l’on s’alimente lors d’un effort physique.

Dépendamment du niveau d’intensité on va brûler des glucides ou du gras lors de l’effort physique. Lorsque l’effort est peu intense on va brûler plus de gras et on utilise moins nos réserves de glycogen (les glucides dans nos muscles), mais plus l’effort s’intensifie plus on a besoin de glucides, que ce soit le glycogen dans nos muscles ou les glucides que l’on consomme durant l’effort.

Plus l’effort physique est intense plus il est difficile de manger des aliments lors de l’effort. C’est facile de manger un sandwich au beurre d’arachides lors d’une randonnée ou même lors d’une très longue sortie de vélo à basse intensité, mais lors d’un marathon ou même pire, une course de 5 km, c’est pratiquement impossible! Mais pourquoi? Votre sang, au lieu d’être dirigé vers votre estomac pour vous permettre de digérer le sandwich, est dirigé vers vos muscles pour les oxygéner. Plus l’effort est intense plus vos muscles sont en grands besoins d’oxygen donc plus il est difficile de digérer des « vrais aliments », particulièrement des aliments avec plus de fibres ou riches en gras. C’est dans ces circonstances que les barres nutritives, les gels et les boissons sportives sont utiles puisque ces produits sont conçus pour être digérées très facilement.

Donc lors d’une compétition ces produits peuvent être utiles mais lors d’un évènement de longue durée comme un Ironman ou même un demi Ironman des aliments comme des dates, des fruits séchées, des noix, des bananes, des pâtes de fruits ou même des barres sportives faits maison peuvent être très efficaces. L’important est de le tester lors de vos entraînements, et ce, non seulement lors de vos longues sorties de vélo mais aussi durant vos intervalles et vos enchaînements. Vous devez déterminer si votre estomac peut digérer ces aliments lors de vos efforts. Par exemple, lorsque j’ai des intervalles à allure Ironman je vais me pratiquer à manger, que ce soit une banane ou une barre kronobar (une barre naturelle et végétalienne). Ça me permet non seulement d’entraîner mon estomac à digérer ces aliments lors d’un effort, mais aussi de m’habituer à ouvrir l’emballage et de manger lorsque je suis en position aéro sur mes barres de triathlon.

Donc peu importe si vous mangez des « vrais aliments » ou des barres et gels durant vos compétitions, il est primordial de vous y habituer lors de vos entraînements et de ne jamais, je le répète : JAMAIS!, essayer de nouveaux aliments lors de vos compétitions.

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