Salut Vincent Blais, félicitations pour ta qualification pour le Championnat du monde Ironman.

Salut Antoine! Merci beaucoup, je suis très content.

TMC: Comment se déroule ta préparation pour ce gros jour?

VB: Ma préparation se passe assez bien. En fait, c’est un apprentissage continuel depuis le début de l’été, donc j’approche le Championnat du Monde avec le même état d’esprit.

TMC: Quand as-tu été qualifié pour ce championnat du monde (quelle course)?

VB: Je me suis qualifié avec l’Ironman Mont-Tremblant (9h32min)

TMC:Tu fais partie de quel groupe d’âge?

VB: Hommes 25-29 ans

TMC: Depuis quand fais-tu du triathlon et comment as-tu découvert le triathlon?

VB: Mon premier triathlon a été le Canada Man Xtreme en juillet 2017. Étant de Lac-Mégantic, je voulais participer à la première édition de cet évènement afin de représenter la communauté locale qui m’a toujours beaucoup encouragé et appuyé dans mes aventures sportives. Je suis content d’avoir découvert un nouveau sport qui me passionne et une communauté tout aussi passionnée. J’ai longtemps été attiré par ce sport, entre autre en discutant avec les autres ambassadeurs Skechers performance alors que j’étais biathlète.

TMC: As-tu déjà participé au championnat du monde d’Hawaï (si oui, combien de fois)?

VB: Non, toutes mes courses de la saison ont été une première, donc me classer pour Hawaï 2018 c’était un rêve. J’ai commencé à croire en mes chances avec mon résultat au Ironman 70.3 Tremblant (4h18) et c’est à ce moment que c’est devenu un objectif.

TMC: Quels sont tes objectifs?

VB: Mon objectif principal est d’aller chercher un maximum d’expérience. Je veux faire une course intelligente et en contrôle. La chaleur ajoute une difficulté supplémentaire et il faut vraiment en tenir compte. Je crois donc qu’un temps sous les 10 heures serait très bon pour mon baptême à Hawaï.

TMC: Considères-tu que ton background de biathlète est un atout? Quelles habilités as-tu acquis durant ces années de compétition en biathlon?

VB: Assurément, le biathlon est un sport difficile dans lequel il faut savoir s’adapter aux conditions et aux imprévus pour réussir à livrer une bonne performance. Le ski de fond est très exigeant et nous ajoutons à cela l’art du tir à la carabine, ça demande un régime d’entraînement assidu. Mon parcours m’a donc permis de développer une bonne éthique de travail et beaucoup de persévérance. Durant ces 15 années, j’ai aussi côtoyé des athlètes, des entraîneurs, des psychologues sportifs, des préparateurs physiques et des nutritionnistes qui m’ont beaucoup appris. Non ce n’est pas du triathlon, mais c’est un bagage qui m’aide certainement.

TMC: Fais-tu encore du ski-de-fond comme cross-training?

VB: Certainement, je vais d’ailleurs participer à quelques évènements avec l’Équipe du Québec de biathlon cet hiver et courser sous les couleurs d’Ultraviolet localement au Saguenay. Ça me permet de continuer à côtoyer les gens du milieu et aussi de pouvoir transmettre ma passion à la relève.

TMC: Quelles sont tes forces et faiblesses?

VB: Je crois être assez équilibré en vélo et à la course à pied, j’ai notamment commencé à travailler avec un powermeter 4iiii et avec la nouvelle technologie de Notio Konect pour bien gérer mon effort. J’ai cependant beaucoup de progrès à faire en natation. C’est une discipline que je n’avais jamais pratiquée et la maîtrise de celle-ci demande du temps. L’importance de l’aspect technique se compare à mon avis au ski de fond. Pas de technique, pas de vitesse! Je dois me trouver un entraîneur…

TMC: Tu es l’un de nombreux talentueux triathlètes faisant parti des forces Canadiennes. En quoi consiste ton travail exactement et considères-tu que cela t’aide dans ton cheminement comme triathlète?

VB: Je suis présentement pompier à la base de Bagotville au Saguenay. Nous avons un champ opérationnel très large car nous couvrons : tous les types d’urgence et opérations à haut risque sur l’aéroport, les alarmes et la prévention incendie, les urgences médicales, les urgences concernant les matières dangereuses, le sauvetage en milieu clos et en hauteur et nous offrons un service d’entraide avec ville Saguenay pour les accidents routiers. En plus du test physique annuel pour tous les membres des Forces Canadiennes, les pompiers militaires ont un test physique supplémentaire à réussir annuellement. Je crois donc que c’est un métier qui concorde bien avec mon mode de vie, mais qui demande une bonne capacité d’adaptation à cause des quarts de travail de jour et de nuit en plus du côté imprévisible du métier de pompier et de membre des Forces Canadiennes.

TMC: Quel est le plus gros entraînement (ou journée d’entraînement) que tu as fait lors de ta préparation pour Kona?

VB: Mon plus gros entraînement a été une journée de 3.8km de natation, 180km de vélo et 21km de course à pied sur le parcours de Tremblant.

TMC: Que vas-tu manger la veille de la course et le matin même?

VB: La veille ce sera soit un repas de poisson, riz et légumes ou encore de pâtes, poulet et légumes. Le matin même rien de compliqué : pain, banane, œufs et café.

TMC: Qu’est-ce que tu manges et bois durant le triathlon?

VB: Je n’ai pas encore établit de formule magique, car pour moi c’est aussi un apprentissage au niveau nutritionnel. J’utiliserai donc les produits qu’ils fournissent sur le parcours en écoutant mon corps. Je crois que ça l’a assez bien fonctionné à Tremblant, je ne tenterai donc pas de réinventer la roue.

TMC: Quelles sont tes prédictions de podium pour la course femme et homme des Pros?

VB: En tant que Canadien, j’aimerais bien voir Lionel Sanders l’emporter et du côté féminin, je crois que Daniela Ryf a une longueur d’avance. Par contre, les noms des triathlètes favoris sont encore tout nouveaux pour moi… Je pourrais probablement vous faire de bien meilleures prédictions pour la prochaine saison de biathlon!

Merci beaucoup pour ton temps.

Le plaisir est pour moi, merci pour les encouragements.

Report error or omission