Récemment, Lionel Sanders a annoncé qu’il retourne avec son entraîneur David Tilbury-Davis. Lionel Sanders avait l’habitude de se coacher lui-même au fil des dernières années et a lui-même avoué avoir fait plusieurs erreurs dans son entraînement. Suite à une performance décevante au championnat du monde Ironman, Sanders a décidé de mettre son entraînement entre les mains de l’entraîneur Anglais qui entraîne également Cody Beals.

Angela Naeth coaching her athletes, iracelikeagirl team, in Florida. Photo: Pearl Izumi and iracelikeagirl

Suite à cette annonce, je me suis demandé : Qu’est-ce qui définit un bon entraîneur? Étant donné qu’il y a de plus en plus d’entraîneurs en triathlon, qu’est-ce qui différencie un très bon entraîneur d’un moins bon entraîneur.

Voici 5 caractéristiques qui, selon moi, sont présents chez un bon entraîneur(e) :

  1. Être à l’écoute de l’athlète

Selon moi, c’est la qualité la plus importante chez un entraîneur. Un entraîneur doit être à l’écoute des besoins, des atteintes et des limitations de l’athlète. C’est pourquoi une première rencontre (idéalement en personne ou sinon par téléphone) pour discuter avec l’athlète est très importante. Cette rencontre permet de connaître le background de l’athlète, son historique de blessure, ses objectifs à court et long terme et sa situation professionnelle et familiale. Cela permettra à l’entraîneur de bien concevoir un plan d’entraînement adapté à l’athlète.

  1. Être transparent et vulnérable

L’entraînement pour un sport, surtout à un haut niveau, est extrêmement complexe. Il existe de nombreuses théories et de façons d’entraîner un athlète. Une façon d’entraîner quelqu’un peut très bien fonctionner avec une personne mais ne pas fonctionner avec une autre personne pour une myriade de raisons. Je ne ferais jamais confiance à un entraîneur qui prétend connaître la façon parfaite et universelle pour entraîner quelqu’un. N’importe qui va faire des erreurs de temps en temps et l’important être d’être transparent et d’accepter que l’on ait fait une erreur, d’en discuter avec l’athlète et d’apprendre de cette erreur pour grandir.

Craig Alexander a justement nommé sa compagnie de coaching Sansego, ce qui signifie Sans Ego. Autant l’athlète que l’entraîneur doivent mettre leur égo de côté pour pouvoir apprendre de leurs erreurs et s’améliorer.

  1. Être présent

Un bon entraîneur doit être présent constamment pour supporter son athlète et répondre aux questions. C’est ce qui rend la profession d’entraîneur très demandant, puisque contrairement à un emploi 9 à 5, un entraîneur ne prend pas congé et est toujours disponible pour répondre aux questions. Bien qu’un entraîneur ne peut pas être physiquement présent pour chaque séance, il/elle doit pouvoir être accessible si l’athlète a des questions sur l’entraînement ou a des questions concernant une compétition qui approche.

  1. Savoir s’entourer de spécialistes

Personne n’est un spécialiste dans toutes les sphères liées à la performance dans un sport, que ce soit la préparation physique, mentale, la nutrition ou l’aérodynamisme. Un bon entraîneur doit d’abord réaliser qu’il ne connaît pas tout et qu’il/elle peut bénéficier de s’entourer avec des spécialistes dans différents domaine. Par exemple, mon entraîneur collabore avec plusieurs spécialistes comme un préparateur physique et des spécialistes en aérodynamisme pour m’aider dans mon cheminement. Bien qu’il ait des connaissances sur la préparation physique, un/une préparateur physique a encore plus de connaissances sur l’élaboration de programmes de musculation, donc il/elle va être davantage équipé pour aider l’athlète dans la préparation physique en salle de musculation.

Tout comme un entraîneur de football a plusieurs entraîneurs, dont un entraînement pour la ligne offensive, défensive et les unités spéciales, un entraîneur en triathlon devrait également s’entourer de plusieurs spécialistes qui se spécialisent dans des aspects précis de l’entraînement.

  1. Être un bon communicateur

Un bon entraîneur sait ce qu’il faut dire au bon moment pour encourager, motiver, réconforter son athlète ou tout simplement pour communiquer un point technique. C’est l’une des raisons pourquoi certains ex-athlètes ne sont pas de très bon entraîneurs, puisque bien qu’ils aient une technique de natation impeccable, par exemple, ils ont de la difficulté à expliquer comment bien nager à leurs athlètes. Par contre, d’autres entraîneurs, sans expérience antérieure comme athlète, ont cette habileté de bien communiquer et d’expliquer des gestes complexes.

Un bon communicateur doit également être capable d’adapter leur façon d’enseigner en fonction de l’athlète à qui il enseigne. Certaines personnes ont besoin de voir un vidéo, d’autres ont besoin de décortiquer le mouvement en plusieurs composantes. Un bon entraîneur doit donc s’avoir s’adapter pour chacun de ses athlètes.

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